LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» 12448 inscrits

Sujet : LA PHILOSOPHIE RECHERCHE-T-ELLE LA VÉRITÉ OU LE SENS ?

Définitions des termes :
  • philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
  • recherche : Quête, conquête.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
  • sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.

Extrait du corrigé : En effet, en voulant exprimer l'utilité de la philosophie à travers le besoin auquel elle répond, nous sommes amenés à décrire un usage non philosophique de la philosophie.     III-             Une alternative sans fondement   ·         Il y a donc des dérives et des contradictions propres à l'alternative elle-même. Car la quête de la vérité suppose d'abord et avant tout la conscience de l'opinion en tant que telle (et présuppose donc déjà la philosophie elle-même) ; et la quête du sens rapproche, de manière non légitime la philosophie d'une religion, voir d'un ésotérisme. ·         On comprend alors que la nature de la philosophie, et sa fonction qui en découle, ne peuvent en aucun cas prendre place aux extrémités de cette alternative. ·         Au contraire, la philosophie est tout à la fois quête de vérité et quête de sens, l'un permettant l'autre, et réciproquement. Ce besoin originaire de donner un sens à l'existence humaine, ou à celle du monde dans le cas de la branche métaphysique s'allie à un besoin de vérité qui prémunit la philosophie du risque de dérives ésotériques sans fondement. Car la philosophie reste et doit rester un travail critique de la raison sur elle-même. C'est d'ailleurs ce qu'entend initiée Kant dans la Critique de la raison pure : la raison érigée en tribunal contre elle-même pour ne jamais tomber dans le sommeil du dogmatisme ni dans l'héraclitéisme sceptique. ·         La philosophie est donc toujours un travail, une étude de la raison, et non pas de simples hypothèses ou théories qui relèveraient elles-mêmes de l'opinion. ·         C'est ainsi qu'on trouvant quelque vérité l'on se rapporte en même temps au sens de l'existence humaine : on peut ainsi parler de l'exemple de la découverte de l'illusion spinoziste de la liberté humaine, découverte qui montre la positivité de cette illusion, car elle permet à l'homme de vivre mieux, et de garder la responsabilité.

LA PHILOSOPHIE RECHERCHE-T-ELLE LA VÉRITÉ OU LE SENS ?

Corrigé : LA PHILOSOPHIE RECHERCHE-T-ELLE LA VÉRITÉ OU LE SENS ? Corrigé de 2375 mots (soit 4 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "LA PHILOSOPHIE RECHERCHE-T-ELLE LA VÉRITÉ OU LE SENS ?" a obtenu la note de : aucune note

Cacher les ressources gratuites

Discutez du sujet : LA PHILOSOPHIE RECHERCHE-T-ELLE LA VÉRITÉ OU LE SENS ?Partagez vos ressources pour le sujet : LA PHILOSOPHIE RECHERCHE-T-ELLE LA VÉRITÉ OU LE SENS ?

Définitions

  • philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
  • recherche : Quête, conquête.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
  • sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.

Problématique

Analyse du sujet

 

·         Eléments de définition

® Philosophie = La pluralité des définitions de la philosophie s’ordonne autour d’un foyer de sens : la philosophie est un travail critique de la pensée sur elle-même, en même temps qu’un effort pour rendre notre existence intelligible ; elle est l’acte d’une pensée s’exerçant à sa propre liberté et s’affrontant à la question du sens, sans autre secours que ceux qu’offrent la raison et l’expérience.

En cela il s’agit, à travers elle, de savoir ce que c’est que penser. Mais la philosophie répond aussi à un idéal de vie consistant en une maîtrise de soi, en une préservation de sa liberté intérieure, en face aux vicissitudes de l’existence. Ce sens enveloppe l’idée d’une évaluation des biens et des maux visant à régler les désirs.

® Vérité = Du latin veritas qui signifie vérité, réalité.

Caractère des jugements (et des propositions qui les expriment) capables de fonder un accorde universel entre les esprits. Opposé à opinion, erreur et synonyme d’objectivité. Adéquation de la connaissance avec son objet. Par extension, la vérité désigne ce qui est vrai, soit une proposition, soit un fait (dans le cas, elle est synonyme de réalité)

-          Saint Thomas d’Aquin, L’être et l’esprit.

-          Hume, Traité de la nature humaine.

-          Leibniz, La Monadologie, §33, L’entendement humain.

-          Kant, Critique de la raison pure, logique transcendantale.

En logique, caractère de ce qui est vrai en tan qu’il exprime l’accord de la pensée avec elle-même. Vérité est alors synonyme de validité. C’est le cas en logique et en mathématiques.

Vérité formelle = chez Kant, vérité formelle d’une proposition signifie un accord de la connaissance avec elle-même en tant que non contradictoire.

Vérité matérielle = toujours chez Kant, accord de la connaissance avec les phénomènes. C’est dans le cas des sciences expérimentales.

Vérité éternelle = Dans la philosophie classique, « vérités de raison », propositions qui ne dépendent pas de l’expérience et dont supposées vraie indépendamment de la réalité du monde, créées de toute éternité par Dieu.

-          Descartes, Méditations métaphysiques, VI è réponse.

-          Leibniz, Discours de métaphysique.

® Sens = Il s’agit là d’un synonyme de signification. La direction d’un mouvement, l’orientation d’un processus ; la destination des êtres humains et de leur histoire, la raison d’être de leur existence et des leurs actions, le principe conférant à la vie humaine sa valeur.

-          Nietzsche, La généalogie de la morale, 3e dissertation, §28.

-          Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, 3e partie, ch. 3 + Humanisme et terreur, 2e partie, ch. 1.

·         Angles d’analyse

® Il s’agit donc ici de s’interroger sur la fonction et le rôle de la philosophie quant au domaine de la connaissance. Est-elle une quête de vérité ou une quête de sens.

® Il faudra bien évidemment s’interroger sur les raisons d’une telle alternative. Ne peut-elle donc pas être les deux ? En quoi la quête de vérité diffère-t-elle de la quête de sens ?

® C’est donc a fortiori la nature de la discipline qui est ici mise à la question. Il faudra donc s’interroger aussi, a fortiori, sur les motivations qui poussent à philosopher. En réalité, on se demande ici à quoi sert la philosophie : à trouver des vérités ou à donner trouver un sens à l’existence tant du monde que de notre propre être.

Problématique

            Quelle est donc la fonction de la philosophie ? Peut-on, en  droit, trancher entre l’alternative qui met en jeu vérité d’un côté et sens de l’autre ? La recherche de la vérité n’implique-t-elle pas toujours la recherche d’un sens, et ce de manière réciproque ? Peut-on effectivement définir le rôle de la philosophie, c’est-à-dire restreindre son champ d’extension légitime à l’un ou l’autre domaine ? Il s’agit donc de mettre à la question l’objet propre, légitime et naturel de la philosophie comme discipline autonome.



« Ressource précédenteRessource suivante»

15000 corrigés de disseration en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :