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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : A partir de la dualité de la matière et du monde intelligible des formes pures et immuables, on peut rendre raison du monde sensible. On peut le concevoir comme recevant son peu de réalité de sa cause et de son modèle : le monde des Idées.La théorie de Platon (qui évoluera) consiste à tenter de surmonter les difficultés énoncées par ses prédécesseurs. Parménide déclarait que le non-être n'est pas et que seul l'Etre est. Son disciple Zénon d'Elée (avec les paradoxes de la flèche qui n'atteindra jamais son but et d'Achille qui ne rattrapera jamais la tortue) montrait que le mouvement est incompréhensible. Mais dire que le devenir et le mouvement sont incompréhensibles, c'est ne pas avoir les moyens de «sauver les phénomènes », de rendre compte de notre monde, de notre langage. Et la leçon d'Héraclite revient toujours : «Le même homme ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. »La dialectique de Platon, adossée à la théorie des Idées, consiste donc en un effort pour penser le devenir et ses particularités, un effort pour remonter de la diversitésensible (de l'homme, de la marmite, etc.) à l'unité d'une essence, d'une permanence. Ce faisant, Platon pose une affinité de l'âme avec le monde des Idées, et dévalorise le corps «tombeau de l'âme», qui nous enchaîne au devenir, à la matière.
Corrigé de 6061 mots (soit 9 pages) directement accessible
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« Faut-il s’être d’abord trompé pour parvenir à la vérité ? » Le sujet revêt une étrange tonalité : alors que la vérité semble être ce qui nous préoccupe le plus – nous cherchons en effet toujours à connaître la vérité sur chacun des sujets qui nous concernent –, le sujet semble jeter le doute et présupposer que le chemin pour « parvenir » à la vérité est semé d’embûches. Ainsi, l’accès à la vérité semble être restreint ou, du moins, difficile puisqu’il semble impliquer une dose d’erreur. Ce présupposé est d’autant plus visible que le sujet pose, avec l’adverbe « d’abord », un avant et un après, un moment où, à propos de la vérité, nous étions dans l’erreur et un moment ou nous entrons dans la vérité. Toute recherche de la vérité reviendrait ainsi à prendre le risque de se tromper.
La question qui se pose alors est celle de savoir pourquoi la vérité nous nous est pas donnée d’emblée. Comment comprendre que vérité et erreur semblent aller de paire ? Le fait de se tromper à propos de la vérité est-il une nécessité comme le présuppose le sujet avec le « faut-il » ? Enfin, l’erreur vient-elle de notre manière d’approcher la vérité ou bien de la vérité elle-même qui se déroberait à nous ?
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