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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- interprétation : Interpréter, c'est donner une signification à un phénomène. L'interprétation est un des moments fondamentaux de la compréhension.
- connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
Extrait du corrigé : Pascal, Pensées (1670). * Le fait qu'il faille interpréter le monde qui nous entoure suppose que celui-ci a un sens, mais ce sens se dérobe à une saisie immédiate. L'interprète essaie d'être objectif, son interprétation lui paraît la bonne, mais elle n'est «qu'» une interprétation, parmi d'autres possibles. Cette particularité de l'interprétation impose de recourir à l'«esprit de finesse» tel que Pascal l'oppose à l'«esprit de géométrie».* Face aux problèmes de la vie (les rapports humains par exemple, avec leurs passions et leurs contradictions), on ne dispose pas de principes universellement reconnus; et même si on les avait, on n'aurait souvent pas le temps d'y réfléchir. C'est là qu'intervient «l'esprit de finesse», c'est-à-dire une capacité à interpréter, en quelque sorte plus vite que la pensée rationnelle, sans avoir de principes fixes, mais sans que cela nous empêche de comprendre le sens de ce qui se passe. Entre l'interprétation des textes et la connaissance de la nature, il n'y a pas de différence. «Cette méthode pour interpréter sûrement la Bible, loin d'être différente de la méthode qui sert à interpréter la nature, lui est au contraire parfaitement conforme. »Spinoza, Traité théologico-politique (1670). * L'interprétation se situe entre deux modes de pensée qui la considèrent comme une non-connaissance: d'un côté la croyance en un sens «littéral», en une vérité révélée par Dieu qui n'a pas besoin d'une interprétation par les sujets humains; de l'autre, l'idée d'un calcul universel, comme on la trouve chez Leibniz («Calculons)»)* L'étude des textes religieux étant, par excellence, l'occasion de conflits d'interprétation, Spinoza a tâché de montrer qu'il y avait une méthode proprement scientifique d'interprétation des textes.
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Le corrigé du sujet "L'interprétation est-elle un mode spécifique de connaissance ? " a obtenu la note de : aucune note
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