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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : L'une des plus brillantes (peut-être effrayante !) est celle de Hegel, qui dénonce l'illusion humaine d'une liberté de droit. En effet, l'homme se croit libre, mais n'est en fait (à l'instar de la pensée héraclitéenne : « Le temps est un enfant déplaçant des pions : la royauté d'un enfant ! ») que le jouet de l'« Esprit » (Geist) se servant de lui pour se réaliser dans le temps et l'espace. C'est ainsi qu'il faut lire sa fameuse dialectique du « Maître et de l'esclave » (Cf. La Phénoménologie de l'Esprit). Celle-ci est fondée sur l'idée que chacun de nous, dans sa rencontre d'autrui, se positionne en s'opposant à autrui. Cette opposition constitutive du moi et d'autrui est naturelle et détermine ainsi les rôles de maître (celui qui n'a pas peur de mourir pour sa liberté) et d'esclave (celui qui préfère vivre au prix de sa liberté) dans cette rencontre fondatrice. Le droit ne sera alors que celui, « objectif », de l' « Esprit » qui doit rendre utiles pour lui, par régulation, ces « luttes à mort » des consciences individuelles s'opposant. Notons que le « Maître » devient à son tour esclave de son esclave car dépendant de lui dans les tâches quotidiennes qu'il effectue pour lui. C'est en ce sens que cette lutte est « dialectique » (elle passe du même à son contraire dans un mouvement évolutif). Le droit vrai, selon Hegel, droit de l'« Esprit », ne va donc pas à l'encontre de cette opposition naturelle entre maître et esclave, elle la fixe bien plutôt en lui donnant sa forme et ses règles.
Corrigé de 1959 mots (soit 3 pages) directement accessible
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Lorsque Platon, dans son dialogue du Gorgias, met en opposition Socrate et Calliclès sur la question de la justice, ce dernier affirme un droit de nature. Ce droit est en fait celui du plus fort sur le plus faible, droit de domination naturel de l'un sur l'autre. Calliclès reproche à Socrate d'apporter la confusion entre loi des hommes et lois naturelles, selon qu'il en appelle de l'un et de l'autre dans son discours. Cette opposition entre droit naturel et droit constitutionnel reste d'actualité, les différentes formes de violences et d'esclavagismes existant encore aujourd'hui de par le monde. Les dictateurs et oppresseurs de ce monde justifient d'ailleurs leurs actes par ce droit naturel de domination des forts sur les faibles (soit pour la préservation du pouvoir, soit par l'argument du respect des lois de la nature). La question ainsi posée – en quoi toute forme d'esclavage est-elle contraire au droit ? – trouve son paradoxe dans le concept ambigu et polysémique de droit.
Reste donc, pour répondre à cette question, à déterminer philosophiquement si et en quoi un droit, autre que naturel, s'oppose à la domination des plus forts sur les plus faibles ?
Plus, nous pouvons légitimement nous demander si la liberté humaine est possible et inaliénable ?
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