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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- plus : d'avantage, un surcroît, un supplément.
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
Extrait du corrigé : Elle n'a ainsi aucun pouvoir propre mais dépend de l'adéquation de l'idée dont elle est dérivée. Son principe régulateur est de tendre à l'adéquation en réduisant l'inconscience et d'assurer par là même l'efficacité de la volonté par la connaissance des causes de l'affect. La liberté croît alors relativement au développement de la conscience comme savoir des causes et caractères de l'affect. La conscience, qui n'est pas chez Spinoza une propriété morale du sujet, est conscience de la détermination. La conscience de la détermination permet l'intensification physique l'essence du mode humain : sa liberté consiste en la conscience de l'illusion que constitue la liberté (au sens de l'absolument non-déterminé). II. Conscience contre conscience : les illusions (empirisme anglo-saxon) La compréhension de la conscience est non-inconscience progressive au principe de la liberté (Spinoza) est encore exacerbée par l'empirisme anglo-saxon. Chez Hume, ce sont des impressions sensibles que jaillissent spontanément les idées, elles-mêmes conditions de la réflexivité. Le sujet est ainsi confiné à la passivité : sujet sans je, c'est-à-dire sans substance pérenne puisqu'il n'est que flux d'impressions passagères, sa liberté n'est que l'illusion ignorant l'uniformité de la continuité causale. L'augmentation de la conscience ou de la réflexion sur la constitution de la conscience elle-même dénonce ainsi la possibilité d'une conscience qui soit au principe de la liberté : le sujet n'étant pas une unité substantielle, la conscience n'augmente pas la liberté mais désigne son inexistence - l'inconscience ou l'irréfléchi peuvent seuls encore donner l'illusion de la liberté.
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Le corrigé du sujet "Est-on d'autant plus libre qu'on est plus conscient ? (Liberté et conscience)
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Entrelacée à la notion de responsabilité dans le choix, la question de la liberté se pose dès les origines de la philosophie (“ Le mythe d’Er ” de Platon). Dans son sens moral, la conscience est ainsi enracinée dans l’interrogation du sens de la liberté. Mais ce n’est qu’avec Descartes, et plus précisément les empiristes anglo-saxons, que se constitue le concept de conscience dans sa dimension épistémique.
Au niveau étymologique, conscience signale un redoublement de soi sur soi, une ré-flexion. Ici réside le nœud de la problématique : la conscience qui est retournement de soi sur soi de l’esprit aboutit à une certaine connaissance (morale ou connaissance au sens propre) ; or, la connaissance se caractérise par sa détermination régulière et causale : comment donc penser l’articulation de la détermination avec ce qui par définition négative semble être à la causalité, la liberté ?
La formulation de l’énoncé repose sur un présupposé d’importance : la dimension continue, et donc la possible progression de la liberté et de la conscience (“ d’autant plus (…) qu’on est plus ”). Continuité et rupture doivent donc être interrogées dans la relation de la liberté à la conscience.
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