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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Plus précisément, nous dirons que passé un certain degré de complexité, d'abstraction, les mathématiques cessent d'être nécessaires. Si une connaissance première des mathématiques peut être indispensable à tout un chacun, c'est la recherche en mathématiques, l'établissement de rapports abstraits entre des propriétés également abstraites qui peuvent passer pour inutiles. II. Défense de l'utilité des mathématiques : la thèse de Fontenelle a. Recherche fondamentale et effets pratiques Cependant, un autre philosophe des lumières, Fontenelle, avait prévenu Voltaire dans sa critique. En effet, dans le Discours sur la pluralité des mondes, Fontenelle montre bien que la recherche fondamentale entretient toujours un lien avec une application pratique : la recherche du mathématicien, sans utilité immédiate apparente, n'en fait pas moins progresser la compréhension globale du monde, et prépare de nouveaux progrès concrets pour les hommes. Ainsi de Kepler, par exemple, et de ses découvertes en optique : inutiles au premier abord, elles servent aujourd'hui à de nombreuses applications concrètes (notamment aux opticiens). Nous reviendrons donc sur la thèse éminemment contestable, et à courte vue, de l'auteur des Lettres Philosophiques, pour affirmer que les mathématiques sont nécessaires. b. Les mathématiques comme fin en soi Cette défense des mathématiques, l'affirmation de leur nécessité, peut également passer par une distinction aristotélicienne : les mathématiques ne sont pas que poiesis (moyen d'autre chose) elles sont également praxis (fin en soi).
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Les mathématiques sont la science qui étudie par le moyen du raisonnement déductif (celui qui procède du particulier vers le général) les propriétés d’êtres abstraits (nombres, figures géométriques, fonctions, espaces…) ainsi que les relations qui s’établissent entre eux.
Le terme « nécessaire » possède une polysémie dont il nous faudra tenir compte tout au long de ce travail. En effet, est nécessaire ce qui est parfaitement utile, c'est-à-dire ce qui sert valablement de moyen à la réalisation d’une fin. Mais le caractère de la nécessité est celui des choses qui ne sont nullement contingentes, c'est-à-dire les choses qui ne peuvent être autrement qu’elles ne le sont.
Nous nous demanderons donc si les mathématiques sont une science à l’utilité certaine, et si elles sont une science de la nécessité, c'est-à-dire une science d’objets qui ne peuvent être autrement qu’ils ne le sont, et qui établit des vérités incontestables.
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