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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Ainsi, par exemple, agathon (bien) est composé de agaston (admirable) et de thoon (rapide) ; ce n'est pas tout : le mot thoon pourrait sans doute être tiré de noms différents, et ceux-là, d'autres encore, jusqu'à ce qu'on parvienne à un élément qui ne puisse plus être rapporté à d'autres noms. f. La justesse des noms primitifsLes noms primitifs ne pouvant être expliqués par d'autres noms, il faut faire intervenir la notion d'imitation. Leur justesse consisterait dans une certaine imitation des objets. Selon Socrate, le nom serait «une façon de mimer par la voix ce que l'on mime et nomme, quand on se sert de la voix pour mimer ce qu'on mime». Mais si l'on ne veut pas soutenir cette absurdité que les «gens qui imitent les brebis, les coqs et les autres animaux» nomment ce qu'ils miment, l'imitation devra être obtenue au moyen des syllabes et des sons élémentaires d'une langue, de ses voyelles et de ses consonnes, et ne porter ni sur les sons émis par les choses ainsi nommées (sans quoi elle se confondrait avec la musique), ni sur la forme ou la couleur (ce qui est le propre de la peinture) mais sur ce que les choses sont en elles-mêmes, sur leur essence. Et puisque c'est avec des syllabes et des lettres que se fait l'imitation de l'essence, il convient d'abord de distinguer les éléments, les voyelles, les muettes, les demi-voyelles et de les classer par espèces. Puis on distinguera correctement tous les êtres auxquels doivent s'appliquer les noms. Dès lors, on saura attribuer chaque élément, d'après sa ressemblance avec l'objet. Ces distinctions nécessaires, Socrate se déclare incapable de les faire.
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Analyse du sujet :
l L'expression «dans quelles mesures» suggère :
1. qu'il y a plusieurs aspects selon lesquels le langage exprime la réalité ;
2. que le langage n'exprime pas toujours la réalité ou ne l'exprime que partiellement.
l Il faudra donc aussi se demander dans quelles mesures le langage peut ne pas exprimer la réalité. C'est une part importante du traitement du sujet.
1. Tout d'abord, il est possible de mentir, mais c'est une utilisation déviante du langage, la fonction première du langage étant de communiquer.
2. Lorsque nous ne mentons pas, en quoi le langage peut-il ne pas exprimer la réalité ?
Il peut exprimer la perception que nous avons de la réalité, qui peut dépendre de nous.
Il peut exprimer ce que nous pouvons savoir de la réalité, sachant que nous ne connaissons pas tout de la réalité.
Il y a des choses que le langage ne peut pas exprimer : par exemple les nuances d'un sentiment, de quelque chose que nous ressentons, de quelque chose d'unique, de ce qui est particulier. Le langage, en tant que moyen de communication sert à exprimer des choses générales, et non l'infinie diversité des choses particulières.
Le but du langage est la communication entre les hommes, et non la description du monde, il faut donc que renoncer à décrire le monde dans toute sa diversité pour s'en tenir à des généralités communicables.
l Mais que signifie exprimer ?
1. Traduire en mots. Mais il est arbitraire d'associer tel signifiant (= le mot) à tel signifié (= ce que nous désignons par ce mot). Cf. l'arbitraire du signe chez Saussure (voir plus loin).
2. On peut considérer que le langage donne forme à la réalité, le découpe en unités compréhensibles par nous. C'est donc, en quelque sorte, le langage qui fait la réalité.
l Il faudra se demander si la part de réalité qui n'est pas exprimée ou ne peut pas l'être peut nous être connue, accessible. Exemple des Inuits qui font la différence entre plusieurs types de neige, alors que nous ne la faisons pas, ou des nuances de rouge : il semble que le langage permette de découper la réalité.
l Se pose alors le problème de la pluralité des langues : des langues différentes expriment-elles ou peuvent-elle exprimer la même réalité ? Qu'y a-t-il de commun entre ces langues ?
l Il faut aussi se demander ce qu'est la réalité : la réalité est ce qui est, mais cela peut aussi bien désigner la nature que la réalité sociale ou socio-politique, qui est donc propre à une société donnée.
Problématisation :
Il faudra se demander si le langage exprime une réalité pré-existante --- mais, dans ce cas, comment savoir s'il s'agit bien de la réalité, et non simplement de la perception que nous en avons ? --- ou s'il construit la réalité, ou du moins notre accès à la réalité.
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