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Sujet : La conscience permet-elle de se connaître?

Extrait du corrigé :   Transition : Un problème de raisonnement demeure dans cette démonstration : si l'acte est à lui-même son propre objet, il se prend en vue circulairement. Il faut déjà avoir admis qu'il y a quelque chose comme une structure intentionnelle (acte objet) pour pouvoir prendre celle-ci en vue comme un objet par un acte. On présuppose donc le résultat auquel on souhaite parvenir, si bien qu'en réalité, aucune connaissance de soi n'a réellement été fondée.         III - La critique de la conscience comme point de départ de la connaissance.   Heidegger, dans les Prolégomènes à l'histoire du concept de temps, ainsi que dans son oeuvre maîtresse Etre et temps, mène une critique des déterminations de la conscience et de la connaissance chez Husserl. L'idée consiste entre autre à montrer que la structure sujet - objet ne convient précisément pas pour penser le phénomène de la connaissance, et en particulier celui de la connaissance de soi. Heidegger va faire s'évaporer le problème de la connaissance en nous rappelant simplement que connaître est chez l'homme une manière d'être. Il n'y a à aucun moment besoin de se prendre en vue comme un objet pour se connaître. La raison est simple : l'homme (chez Heidegger le Dasein) entretient toujours déjà une relation à son propre être. Une des caractéristiques de cette relation est qu'elle consiste en ce que Heidegger appelle l' « entente ».

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Définitions

  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.

Problématique

Analyse du sujet :

 

  • Le sujet pose une question à laquelle nous sommes invités à répondre par « oui », « non », ou de manière nuancée, ceci à chaque fois avec les références qui s’imposent et de manière argumentée.
  • La conscience peut être entendue dans un double sens : elle est premièrement un caractère de l’homme. Qu’un homme soit conscient signifie qu’il est présent à lui-même, à l’inverse de celui qui a perdu conscience. Mais la conscience peut encore s’opposer à l’inconscience. Dans ce sens, elle désigne plutôt la qualité de celui qui « comprend ce qui se passe », qui envisage objectivement et de manière distancée une situation (« j’ai bien conscience de votre problème ! »). L’inconscience, à l’inverse, désigne le défaut de celui dont on peut dire que dans une certaine situation, il fait n’importe quoi.
  • Se connaître, c’est alors faire retour sur soi, ce qui suppose de s’envisager soi-même de manière réflexive. Le problème est justement que connaître suppose déjà d’être conscient, si bien qu’il est difficile d’envisager que la conscience puisse être quelque chose comme un outil qui permettrait de se connaître. Cela reviendrait à tenter avec un marteau de taper sur lui-même !
  • Notons encore qu’on peut distinguer deux types de connaissances : la connaissance objective, par exemple celle d’un théorème de mathématique ; et une connaissance plus « intuitive » ou « instinctive » qui n’est pas forcément consignée dans un manuel. Par exemple, la connaissance de telle ou telle pratique artistique ou la connaissance à laquelle l’artisan fait appel lorsqu’il exerce son métier. Celle-ci est donc plus proche du savoir-faire ou du savoir pratique que de la connaissance théorique.

 

 

Problématisation :

 

Le premier problème consiste à déterminer si la conscience est ou non capable de s’envisager réflexivement, de se prendre en vue sans l’aide d’autre chose qu’elle même. Il faudra se demander dans un second temps si dans ce cas, c’est bien à une connaissance de soi que l’on est parvenu et quelle est la nature de cette connaissance.



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