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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- temps : Milieu indéfini et homogène, analogue à l'espace, dans lequel se déroulent les événements. Temps objectif: Mouvement continu et irréversible (« flèche du temps ») par lequel le présent rejoint le passé. Temps subjectif: Sentiment intérieur de la temporalité, telle qu'elle est vécue par le sujet (synonyme : durée).
Extrait du corrigé : d) Espace et temps ne sont rien d'objectif, substances, accidents ou relations, mais des conditions subjectives, lois coordinatrices de l'esprit et donc principes de la forme du monde sensible ou phénoménal (Erscheinung). Les idées de temps et d'espace sont pures et intuitives. L'idée de temps fonde le postulat de continuité, celle d'espace les axiomes de la géométrie. La Critique renverse l'ordre d'exposition du temps et de l'espace de la Dissertation de 1770. L'espace et le temps se présentent donc comme les conditions nécessaires à l'intuition sensible d'un objet (la seule dont nous disposions à défaut d'intuition créatrice), donc à sa connaissance. introduction « Qu'est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande et que je veuille l'expliquer, je ne le sais plus » (saint Augustin). Ce que je sais, c'est que je me sens durer et que je saisis les phénomènes comme s'ordonnant dans une succession irréversible. Mais ce temps a-t-il une réalité hors de ma représentation ? Le temps est-il dans les choses, a-t-il une réalité objective, ou n'est-il qu'une forme subjective que je projette dans les impressions de ma sensibilité ?
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Le corrigé du sujet " Le temps est il en nous ou hors de nous? " a obtenu la note de : aucune note
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« Qu'est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande et que je veuille l'expliquer, je ne le sais plus » (saint Augustin). Ce que je sais, c'est que je me sens durer et que je saisis les phénomènes comme s'ordonnant dans une succession irréversible. Mais ce temps a-t-il une réalité hors de ma représentation ? Le temps est-il dans les choses, a-t-il une réalité objective, ou n'est-il qu'une forme subjective que je projette dans les impressions de ma sensibilité ? Le temps est-il en nous ou hors de nous ?
Le temps n'est pas un concept empirique qui dérive d'une expérience quelconque. En effet, la simultanéité ou succession ne tomberait pas elle-même sous la perception, si la représentation du temps ne lui servait a priori de fondement. Ce n'est que sous cette supposition que l'on peut se représenter qu'une chose existe en même temps qu'une autre (simultanément) ou dans des temps différents (successivement). Le temps est une représentation nécessaire qui sert de fondement à toutes les intuitions. On ne saurait exclure le temps lui-même par rapport aux phénomènes en général, quoiqu'on puisse fort bien faire abstraction des phénomènes dans le temps. Le temps est donc donné a priori. En lui seul est possible toute réalité des phénomènes. Ceux-ci peuvent bien disparaître tous ensemble, mais le temps lui-même (comme condition générale de leur possibilité) ne peut être supprimé. Sur cette nécessité a priori se fonde aussi la possibilité de principes apodictiques [démontrés] concernant les rapports du temps ou d'axiomes du temps en général. Le temps n'a qu'une dimension : des temps différents ne sont pas simultanés mais successifs (de même des espaces différents ne sont pas successifs mais simultanés). Ces principes ne peuvent pas être tirés de l'expérience, car cette expérience ne saurait donner ni une rigoureuse universalité, ni une certitude apodictique. Nous ne pouvons que dire : voilà ce qu'apprend la perception commune, mais non voilà ce qui doit être. Ces principes ont donc la valeur de règles qui rendent, en général, possibles les expériences ; ils nous instruisent avant l'expérience, mais non par elle. Le temps n'est pas un concept discursif, ou, comme on dit, un concept général, mais une forme pure de l'intuition sensible. Des temps différents ne sont que des parties du même temps. Mais la représentation qui ne peut être donnée que par un seul objet [...] est une intuition. Aussi cette proposition : que des temps différents ne peuvent pas être simultanés, ne saurait-elle dériver d'un concept général. Cette proposition est synthétique et elle ne peut être tirée uniquement de concepts. Elle est donc immédiatement renfermée dans l'intuition et dans la représentation du temps.
Le temps, de même que l'espace, n'est pas une idée tirée de l'expérience; il est d'une certaine manière antérieur à toute expérience. En effet, je n9 peux percevoir aucun événement, aucun objet en dehors du cadre temporel ; celui-ci constitue la forme en laquelle tout objet peut être perçu. Le temps est donc la condition de notre intuition sensible, par laquelle les objets nous sont donnés dans l'expérience.
Nous ne pouvons penser le temps. Toutes nos pensées déjà s'inscrivent dans le temps, lequel est, selon Jankélévitch, « consubstantiel à notre pensée, à notre existence, à tous nos actes ». Quant aux horloges et aux calendriers, même s'ils disparaissaient définitivement de la surface de la terre, le temps continuerait de s'écouler sans eux.
Le temps est le maître de notre existence. S'il la veut courte, elle sera courte; s'il la veut longue, elle sera longue. Entre ses mains, nous sommes comme les pions d'un jeu auquel nous n'avons aucune part. Pour Héraclite, l'homme est soumis aux caprices du temps.
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