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Désirer est-ce nécessairement souffrir ? En tant que tension vers un objet qu'on imagine pouvoir être source de plaisir ou de plénitude, le désir -comme le Janus bifrons- recèle une dualité constitutive. Comme "tension", il nous voue nécessairement à la souffrance. Ne désirons-nous pas en effet que ce dont nous manquons ? Manque qui nous condamnerait au jardin...
Quelle est donc la nature de l'homme? Appartient-il à la nature, ou lui revient-il de la transformer?l. Nature et culture.* Parce qu'il est vivant, l'homme possède un corps soumis aux lois qui régissent tout organisme : il naît, grandit, vieillit, puis meurt. Il est un être naturel au même titre que le végétal ou l'animal.* Mais il est...
Alain, professeur de philosophie, journaliste, écrivain se consacre à la diffusion d'une pensée rationaliste qui réfute les courants à la mode au profit de la « grande philosophie » traditionnelle, représentée, selon lui, par Platon, Descartes, Hegel, Comte. Il considère la philosophie comme un instrument de libération où l'esprit maîtrise l'imagination et les désordres de la passion. Cette...
* Le bonheur se distingue du plaisir et de la joie, qui sont des émotions éphémères et toujours liées à un objet particulier. * Dans les morales eudémonistes, le bonheur est la fin de l'action humaine. Pour Kant, en revanche, c'est le respect de la loi morale qui doit orienter la volonté, et non la recherche du bonheur....
Comme dans le premier cas, nous avons l'idée d'une modification importante qui a corrompu un état initial jugé sain. Cependant, ce mode de pensée est-il applicable à l'homme ? Il défend une morale dont le fondement est à éclairer. L'homme a-t-il une nature qui aurait été déformée au point de la corrompre ? Qui serait le responsable de...
Ce perfectionnement de la pensée, cette réalisation des capacités intellectuelles de l'homme n'est donc pas un luxe et répond à la réalisation de ce qui en l'homme est, par excellence, humain. Quand on fait le procès du machinisme, on néglige le grief essentiel (1). On l'accuse d'abord de réduire l'ouvrier à l'état de machine, ensuite d'aboutir à une uniformité...
La conscience est le propre de l'homme L'homme est d'abord et avant tout sujet conscient qui pense ce qu'il pense. Dans l'expérience du « cogito », du « je pense », je prends conscience de moi-même comme pensée. Cela amènera Descartes à identifier pensée et conscience. Ce qui est présent dans la conscience semble directement accessible. Un simple regard, une...
Mais dans bon nombre de cas, quand ma langue fourche, je ne sais pas pourquoi, c'est-à-dire que j'ignore moi-même ce qui me pousse à dire tel mot plutôt qu'un autre. Or pour Freud le cas est exactement identique et s'interprète de même, comme le conflit entre deux désirs dont l'un est gênant et peut être ignoré par le...
Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature,...
La pensée réflexion est la faculté intellectuelle ayant pour objet la connaissance : le fait de penser implique la production d'idées, de jugements. La pensée, c'est l'activité de l'esprit qui nous permet de comprendre. La question qui se pose est de savoir si l'homme, à l'origine (dans toute sa première enfance), est réellement démuni d'une telle pensée. Or les...
.Le discours de Calliclès."Certes, ce sont les faibles, la masse des gens, qui établissent les lois, j'en suis sûr. C'est donc en fonction d'eux-mêmes et de leur intérêt personnel que les faibles font les lois, qu'ils attribuent des louanges, qu'ils répartissent des blâmes. Ils veulent faire peur aux hommes plus forts qu'eux et qui peuvent leur être supérieurs....
Donc si nous avons vu précédemment que l'homme désire, nous pouvons même compléter en disant qu'il est un sujet désirant. III. L'homme est un animal politique Si l'homme dispose d'une conscience porale, cela signifie qu'il est capable de distinguer le bien du mal, le juste de l'injuste. Pour Aristote, c'est cela qui distingue l'homme des autres animaux mais c'est aussi...
(Cours de philosophie positive) Pour Auguste Comte, toute recherche gratuite et désintéressée est un non-sens. Il pense, au contraire, que la connaissance scientifique doit être au service de la société et que les recherches qui n'ont d'autres buts qu'elles-mêmes ne sont que perte de temps et luxe inutile. Le positivisme développe une conception pratique voire pragmatique de la connaissance...
C'est une forme très proche de l'amitié, qui en est le support. "C'est seulement dans le dialogue que des amis peuvent se trouver l'un l'autre." De plus, le dialogue permet à chaque homme d'apprendre quelque chose et de véritablement rencontrer l'autre. "Le dialogue a une force métamorphosante. Là où un dialogue a réussi, quelque chose nous est resté,...
Gottlob Frege, Écrits logiques et philosophiques, 1969 (posth.)Frege met ici en évidence la circularité de la définition de la vérité comme correspondance avec le réel. En effet, il n'y a correspondance entre un objet et sa représentation que si cette dernière est la réplique exacte de l'objet considéré. Mais comme l'objet et la représentation sont de natures...
Mais n'y a-t-il pas une mauvaise utilisation de la culture, entendue comme un ensemble de croyances et de valeurs partagées par les membres d'un groupe social, qui mène à l'inhumanité au sens au sens de barbarie ? a) On peut remarquer que seul un homme peut être qualifié d'inhumain. On ne dira en effet jamais d'un animal qu'il est inhumain, puisqu'il...
Il n'est pas plus naturel ou pas moins conventionnel de crier dans la colère ou d'embrasser dans l'amour que d'appeler table une table. Les sentiments et les conduites passionnelles sont inventés comme les mots. Même ceux qui, comme la paternité, paraissent inscrits dans le corps humain sont en réalité des institutions. Il est impossible de superposer chez l'homme...
Il n'est pas plus naturel ou pas moins conventionnel de crier dans la colère ou d'embrasser dans l'amour que d'appeler table une table. Les sentiments et les conduites passionnelles sont inventés comme les mots. Même ceux qui, comme la paternité, paraissent inscrits dans le corps humain sont en réalité des institutions. Il est impossible de superposer chez l'homme...
« Mais l'homme qui est dans l'incapacité d'être membre d'une communauté, ou qui n'en éprouve nullement le besoin, parce qu'il se suffit à lui-même, ne fait en rien partie de la cité et par conséquent est ou une brute, ou un dieu » Ne pas appartenir à la « polis », lei d'humanité, c'est être soit infra-humain, soit supra-humain. L'exposé...
Et de cela Hume ne peut rendre compte. De même qu'une oeuvre d'art immorale peut être belle, de même, peut l'être une oeuvre désagréable, qui nous déchire et bouleverse. Et inversement, une musique agréable (par les sonorités, le passé qu'elle évoque) n'est pas belle pour autant bien que nous ayons tendance à confondre beauté et agrément. Par conséquent,...
Cette phrase souvent entendue appelle à la clémence celui qui, par exemple, jugerait sévèrement l'injustice du malade ingrat envers ceux qui se dévouent jusqu'au sacrifice à son chevet.Doit-on aller jusqu'à affirmer que le malheur donne le droit d'être injuste, qu'il constitue une raison valable de renoncer à condamner l'injustice ? Nous nous demanderons dans un premier temps ce...
Le sujet s'appuie sur un fait : les hommes ont des croyances. Nous devons statuer sur la légitimité de l'affirmation selon laquelle la cause de ce fait serait l'ignorance. Prenons le problème à l'envers et demandons-nous : Le savant pourra-t-il se passer de croire ? Par ailleurs, l'ignorance conçue comme défaut de savoir suppose que la croyance, qui viendrait combler l'ignorance, serait elle-même affectée...
Les instincts, l'équipement anatomique sont tout. Nulle trace de ce qu'on pourrait appeler « le modèle culturel universel » (langage, outil, institutions sociales, et système de valeurs esthétiques, morales ou religieuses). Tournons-nous alors vers les mammifères supérieurs. Nous constatons qu'il n'existe, au niveau du langage, des outils, des institutions, des valeurs que de pauvres esquisses, de simples ébauches. Même...
Descartes subvertit la tradition. D'une part, il cherche des « connaissances qui soient fort utiles à la vie », d'autre part la science cartésienne ne contemple plus les choses de la nature, mais construit des objets de connaissance. Avec le cartésianisme, un idéal d'action, de maîtrise s'introduit au coeur même de l'activité de connaître. La science antique & la philosophie chrétienne...
L'accumulation « s'ordonne ». Un ensemble cohérent se dessine. C'est l'inconscient (et non la conscience) qui donne sens.D'où la recommandation de Freud propre à toute méthode scientifique : « aller au-delà de l'expérience [au sens d'apparence] immédiate ». Donc aller au-delà du conscient, jusqu'à forger l'hypothèse de l'inconscient, même si cette notion n'est pas donnée strictement par l'expérience...
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